Vendredi 26 avril 2019 : Visage des dieux dans la société gallo-romaine

visage des dieuxIntervenant : Marie Claude Mellies, diplômée d'histoire des religions et conférencière en histoire des civilisations.

Dans le cadre de la romanisation, les vainqueurs romains ont supprimé les druides et ils ont organisé le culte de l'empereur associé à celui de Rome. Les temples en l'honneur des dieux romains, les inscriptions à caractères religieux, les statues sont en grand nombre dans les villes. Au sein de l'aristocratie, on pratique la religion officielle. Mais la masse du peuple gallo-romain continue à croire aux divinités celtiques et à pratiquer les rites de leurs ancêtres. Au cours des premiers siècles de notre ère, on assiste à des mélanges entre les croyances traditionnelles et les apports des nouveaux-venus. Les Romains ont facilité les rapprochements entre dieux gaulois et dieux romains, donc le syncrétisme des religions. Les Gallo-romains continuent à pratiquer des cultes de la nature : des montagnes, des pierres, des forêts, des arbres mais surtout des eaux considérées comme miraculeuses. Les dieux animaux continuent à exister comme le taureau à trois cornes, à trois grues, les serpents à tête de bélier et queue de poisson ? Quant au dieu à trois têtes humaines on en connaît dix-huit.

Dans les campagnes on continue à construire des temples de tradition gauloise : c'est le cas du temple de Janus à Autun.

Dans certaines régions (notamment la vallée du Rhône) et dans certains milieux (les villes, l'armée) les Gallo-Romains ont accueilli des religions venues d'Orient. C'est ainsi qu'à Lyon le rite du taurobole a été pratiqué.

De même dans les régions proches du Rhin des bas-reliefs représentant Mithra sacrifiant u taureau. Ce culte associé au taureau et au cheval se retrouverait dans la tradition du Noël chrétien représenté par le bœuf et l'âne.

Le christianisme apparaît dans l'histoire de la Gaule dès la fin du II° siècle, En 177, à Lyon, des chrétiens furent persécutés : ils sont pris à partie par la foule, torturés, jetés aux fauves à l'occasion de la grande fête du I° Août, l'histoire a retenu le nom de sainte Blandine. Ensuite malgré les persécutions le christianisme va se répandre et à la fin du IV° siècle lorsqu'il deviendra religion d'Etat, chaque cité aura son évêque, sa communauté, ses églises.

 

Tarif : 7-9 €

A 15h00

Salle Stanislas
7 rue Louis Pastour
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