Du 13 mai au 20 juin 2026Exposition Maxime « Corrosions intimes »
Du 13 mai au 20 juin 2026 : Exposition Maxime « Corrosions intimes »
Si les racines ont un sens, il pointe vers le sol.
S’en dégager alors et emprunter mille chemins.
Mais user de ses pas use aussi le sol, si peu que cela soit.
Le nomadisme ne dispense pas du souvenir, tout itinéraire comme un fil nous relie à la terre, la liberté a aussi des liens aux chevilles.
Il semble qu’une chose doit être ou ne pas être, si elle a été, alors elle n’est plus telle qu’elle fut. Mais depuis le chat de Schrödinger, le doute est légitime et on peut porter scientifiquement des divagations audibles, tout étant une question d’échelle.
Ainsi va la trace, elle est, mais elle est de ce qui n’est plus, une illusion qui fascine.
La trace donc en creux ou en exergue, distingue l’absence, crée la présence.
Pour l’explorer, j’utilise la corrosion, les couleurs qu’elle génère.
Au départ, il s’agissait de montrer une temporalité qui se matérialise en images, des traces de moments passés. Mais dans cette recherche, est apparu comme évident qu’il s’agissait d’un mouvement continu et non pas d’instants discrets.
En effet, il semble que toute matière se transforme, elle se délite, prend d’autres arrangements. Des dispositions. Ecrit d’autres scénarios avec à l’œuvre, l’oxydation.
Fixer l’oxygène d’autres matériaux, c’est un peu retenir du vent et s’en consumer.
Un feu qui peut rendre à l’obscurité du carbone puis à la lumière des cendres.
Entre le noir et le blanc, entre le vide et le plein, se trouvent toutes les couleurs, celles que la matière caméléon veut bien prendre pour signifier les strates du temps.
Si les couleurs ont un sens, il pointe vers le ciel.
Note sur le travail exposé
Il s’agit d’un ensemble dont la corrosion est le fil conducteur, cependant, en filigrane, le sujet principal est le temps dans ce qu’il a de spatial.
La corrosion donc, de façon littérale par sa mise en œuvre ou bien vu sous l’angle de la résilience à travers un graphisme exprimant, tant dans ce qu’il représente que dans le temps long qu’il requiert, des cycles de vie.
Cette problématique est explorée, non pas comme une destruction ou un effacement, mais comme une reconstruction perpétuelle.
Ainsi, si au siècle dernier, de nombreux artistes comme Robert Smithson ou Gustav Metzger ont introduit les notions d’auto-destruction et d’entropie dans le domaine artistique, notre époque semble montrer un autre aspect de ces désordres sociétaux en remettant l’homme non plus au centre du monde mais comme perturbateur de son monde, le cycle de l’univers poursuivant sa route quoiqu’il arrive.
Ainsi, rien ne crée, tout se transforme.
Entrée libre
Du lundi au samedi
De 14h30 à 18h30
6 rue du docteur Jacques Guidoni
06000 Nice
Téléphone : 09 66 89 02 74
https://www.galerie-depardieu.com/
Lieu de l'événement
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