Du 13 février au 28 février 2026, dans le cadre de l’édition « Vive la Reine » du Carnaval de Nice, la place Masséna accueille l’installation monumentale Marianne(s) de Sylvie Castioni.
Déployée sur 60 mètres, cette œuvre dont le commissariat est assuré par Annelise Stern (agence Nana), réunit 92 personnalités engagées qui s’unissent pour réaffirmer les valeurs fondamentales de liberté, d’égalité et de justice pour tous(tes). Soutenue par Exaprint, l’atelier de tous les créatifs, Marianne(s) s’inscrit dans l’espace public comme une ode à la sororité, au matrimoine et à la place centrale des femmes dans notre histoire républicaine.
Au tribunal, une figure s’impose
À l’origine de la série Marianne(s) se trouve un moment de bascule. Sylvie Castioni joue un rôle déterminant dans la révélation des faits impliquant son ancien meilleur ami, agent de jeunes mannequins, après la découverte d’abus commis sur les femmes qu’il représentait. Pendant deux semaines, elle attend à l’entrée de la salle d’audience, contrainte de rester à l’extérieur avant de pouvoir témoigner à la barre. Une épreuve qui confronte l’artiste à la rigueur du temps judiciaire et à la violence des récits. Dans les couloirs du palais de justice, entourée des représentations de Marianne qui jalonnent l’architecture du lieu, cette figure républicaine devient un repère silencieux. Elle accompagne l’attente, soutient l’écoute, et incarne, dans cet espace suspendu, une promesse fragile, mais persistante de justice. Quelques jours après la condamnation de l’accusé à 16 ans de réclusion, la figure de Marianne s’impose comme un point d’ancrage, ravivant une foi vacillante mais essentielle en la justice, et ouvrant la voie à un nouveau récit artistique. De cette expérience naît Marianne(s), une série conçue comme une ode à la sororité, à la force du collectif, et à la capacité des femmes à transformer les systèmes qui les entourent.
92 portraits pour une Marianne plurielle
La série s’articule autour de 92 portraits, en référence directe à l’année 1792, date de création de la figure de Marianne. Les premières œuvres reprennent les attributs iconographiques fondateurs (bonnet phrygien, écharpe tricolore, seins nus) avant d’évoluer. Le sein est progressivement dissimulé, à la fois pour éviter la censure dans l’espace public et sur les plateformes numériques, mais surtout pour recentrer le regard sur le visage, la présence et l’engagement des femmes photographiées. Les modèles sont toutes des personnalités engagées pour les droits des femmes. Chaque portrait devient ainsi une Marianne contemporaine, vivante, plurielle et collective. Dans un souci d’ancrage territorial et de dialogue avec la ville qui accueille l’installation, 9 femmes niçoises, dont l’action quotidienne œuvre en faveur des femmes, ont posé pour la série à l’occasion de cette présentation. Leur participation inscrit Marianne(s) dans une réalité locale, renforçant le lien entre l’œuvre, le territoire et les enjeux du quotidien.
Ils s’engagent pour ce projet
Présentée place Masséna, l’installation Marianne(s) prend vie grâce à Exaprint, l’atelier de tous les créatifs et partenaire du projet, dont l’engagement permet cette rencontre exceptionnelle entre création contemporaine et espace public. Grâce à un partenariat établi avec l’entreprise française Xclusiv World, la première plateforme immersive no-code, Marianne(s) défend à Nice les valeurs de Liberté, d’Égalité et d’Accessibilité pour toutes et tous, via la mise en place d’un espace d’exposition virtuel gratuit.
À propos de l’artiste Sylvie Castioni
Sylvie Castioni est une photographe et réalisatrice française dont le travail crée des passerelles entre mode, art et cinéma pour questionner les stéréotypes de genre. Elle débute dans la photographie de mode, avant de s’en éloigner pour développer une photographie plus intime, centrée sur l’écoute et la vérité des modèles. Entre 2016 et 2019, une série d’événements renforce son engagement féministe et nourrit de nouveaux projets mêlant photo, vidéo et performance, autour de la féminité et de la diversité. Soutenue par des institutions comme La Poste, France Télévisions ou le Festival de Cannes, elle poursuit aujourd’hui une œuvre tournée vers l’émancipation et la réappropriation de la féminité.













Du 13 au 28 février 2026
Place Masséna
(derrière la Fontaine du Soleil),
06000 Nice